« Quand une émotion s’invite à table, à vous de la nourrir… ou pas »

« Quand une émotion s’invite à table, à vous de la nourrir… ou pas »

La joie, la colère, la peur, la surprise, le dégoût, la tristesse. Ce sont les 6 émotions de base. De prime abord, 5 d’entre elles paraissent négatives. Et pourtant, c’est un leurre. Tout comme on fait fausse route en étant convaincus de ne pas pouvoir s’en débarrasser. 

 

Le cerveau, cette grande machine à interpréter

 

Vous vous êtes déjà demandé comment venaient les émotions ? C’est simple. Elle viennent. Et c’est tout. Elles s’invitent car notre cerveau, cette grande machine à interpréter tous les signaux qui nous arrivent agit comme un grand ordinateur central. En fonction de ce qui nous arrive, il va provoquer des images mentales et ces pensées vont créer une émotion

 

Du lever au coucher, notre esprit ne connait pas de répit. Pour lui, transformer une pensée en émotion est du domaine du réflexe. Mais c’est notre manière de voir la vie qui influencera la manière de l’accueillir. Imaginez : vous êtes dans la jungle quand un tigre surgit, à quelques mètres de vous. Il est fort à parier que vous preniez les jambes à votre cou pour fuir. Grâce à quoi ? A la peur. Une émotion qui, à première vue, semble négative mais qui vous permettra sans doute de sauver votre peau.  

 

Par définition, une émotion est un processus qui nous permet de nous adapter à une situation pour éviter de se retrouver dans cette situation lorsqu’elle se représentera. On comprend ainsi mieux son étymologie : du latin e movere, l’émotion serait donc une « mise en mouvement » salutaire

 

Vous me voyez venir : toutes nos émotions sont en fait utiles et positives. Je vous propose donc d’en finir avec le terme « négatif » et de le troquer avec le mot « désagréable ». La peur, la colère, le dégoût… ne seraient donc pas négatifs, mais pénibles. Reste à voir ce que nous en faisons. 

 

L’invitée surprise qu’on n’est pas obligé de nourrir… 

 

Comme le dit si bien ma comparse Rebecca Casier, « une émotion, c’est comme quelqu’un que s'invite chez vous : la porte est ouverte, l’émotion rentre. On n’a pas la possibilité de fermer la porte de notre maison à émotions. La seule chose qu’on puisse faire, c’est de ne pas mettre cet invité à table lorsque c’est désagréable ». Car si on l’installe et qu’on lui donne à manger, elle va rester. 

 

Toute l’idée serait donc de ne pas entretenir une émotion avec laquelle nous ne sommes pas confortables. Quand un fait révélé dans les médias nous énerve par exemple, il ne tient qu’à nous de le reconnaitre, de zapper et passer à autre chose ou, au contraire, d’en parler à nos collègues, à nos enfants, à notre conjoint. Il va sans dire que la deuxième option risquera d’amplifier cet énervement et que le piège se refermera sur nous. Il faut donc distinguer l’émotion – utile – et le sentiment qu’elle provoque si on l’entretient et qu’on l’alimente. 

 

Sus au mauvais sang

 

C’est scientifique : les émotions engendrent des mécanismes hormonaux qui vont renforcer notre système immunitaire ou au contraire, l’affaiblir. Elles ont un réel impact physiologique.
Si une émotion dure, elle devient un sentiment et par la suite un état d’humeur. La tristesse est belle car elle permet de faire son deuil, mais elle est beaucoup plus obscure quand elle devient mélancolie. Idem pour la colère. Lorsqu’elle perdure, elle se transforme en rage ou en jalousie, des états beaucoup moins nobles. Quant à la peur qui s’installe, elle devient de l’anxiété et il est difficile de vivre avec. 

 

La gestion des émotions consisterait donc à les accueillir mais à ne pas les entretenir afin d’éviter d’entre être victimes. Notre challenge ? Observer, savoir qu’elle est présente et reprendre le contrôle.  C’est tout le principe de la défusion dont je vous parlais dans l’Eveil matin consacré au syndrome de Calimero. Se placer en tant qu’observateur permet de se dissocier de nos émotions et la défusion empêche précisément l’émotion de se diffuser.  


Voici le loien vers l'Eveil-Matin sur YouTube: https://youtu.be/riOhBQC0rs0

 

Envie de booker un rendez-vous avec moi et de mettre en place un mécanisme pour parvenir à « défuser » ? Je vous accompagne avec plaisir : https://dominiquedetroyer.youcanbook.me

 

About the author
Exhausteur de vie*, mais aussi dompteur de lions qui aime mettre la tête sous l'eau.Dominique De Troyer s’est donné la mission de vous faire goûter pleinement à la vie et de vous apprendre à être ce qu’il fait le mieux dans sa vie : être heureux. En sa présence devenez la meilleure version de vous-même pour vous-même, votre famille, vos proches et le monde autour de vous.Il se désigne volontiers lui-même comme dompteur de lions : avec son expérience il apprend aux gens comment dompter leur lion, c-à-d leur stress et comment atteindre leurs objectifs avec des pratiques de relaxation, de méditation, de respiration et de visualisation applicables sur le lieu de travail.Depuis novembre 2009 il est formateur, Prana-coach et partenaire coopérateur chez Prana Mental Excellence. Auparavant il était boulier-compteur :-) - pardon: banqiuer - : il a passé grande partie de sa carrière professionnelle, 23 ans, chez BNP Paribas Fortis dans des fonctions commerciales à divers niveaux de responsabilité et comme HR Manager.Dominique De Troyer passe une bonne partie de ses loisirs la tête sous l’eau. Il enseigne l’apnée comme instructeur à Bruxelles et , comme Prana-coach, il enseigne au travers de sa Méthode Grand Bleu les pratiques propres aux apnéistes (relaxation, respiration, visualisation, méditation, Pranayama) aux non-apnéistes comme méthode pour retrouver calme et sérénité et empêcher de perdre pied et de se noyer. Bref le maître-nageur de nos émotions* substance qui, sans avoir une saveur propre prononcée, ne modifie pas le goût mais augmente l'intensité d'une denrée alimentaire.
Place comment